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Dimanche 22 novembre 2009
Les nouveaux vagabonds.

On les voyait réuni autour du feu qui se consumait. Ils étaient jeunes, ils étaient vieux, accompagnés de femmes et d'enfants. Les cendres ardentes brûlaient en eux. Ils vivaient dans la rue, se nourrissaient de déchets alimentaires.
Ils inspiraient tantôt la pitié, tantôt le mépris, laissant transpirer le dégoût qui émanait d'une vie perdue à jamais.
Ils ne rêvaient d'aucune guerre, d'aucune  révolution, tout juste de considération. On ne leurs offrait que la soumission, déchaînant ainsi les passions. Les enfants en haillons, attendez qu'on les délivre, désireux d'apprendre, de dévorer des livres. Savoir parler, pouvoir écrire, et raconter leurs contes défaits; dépeindre ces jeunes filles vendant leur corps, crevant dans le silence.
           
Peuple de, transfusé à la désespérance

Peuple de, où sont tes espérances

Peuple de, qui sombre dans la démence

Peuple de, sonne les dissidences


Une nuit, ils furent invités au funérailles du mensonge et de la culpabilité. Très peu suivirent le corbillard, ils n'osaient  franchir le pas, briser les chaînes. Durant toutes ces années, on les avaient conditionné, ils se devaient de tout accepter.
Une vieille dame qui se donnait toutes les peines du monde, suivit le cortège. Le corps plié, la tête haute, elle avançait péniblement traînant sa carcasse, son corps décharné. Elle voulait encore vivre, croire en l'avenir, ne jamais oublier son passé.
Elle trébucha, puis se releva, elle avait connu les guerres, vu tomber ses frères, et en mémoire de ceux qu'elle avait aimé, elle se devait trouver la force. Elle combattrait une nouvelle fois la misère...

Peuple de, à genou tu avances

Peuple de, tu fuis dans l'ignorance

Peuple de, proche de l'accoutumance

Peuple de, tu en oublies tes souffrances


Le peuple se lève de plus en plus nombreux...
Enlisé dans des images surdimensionnées, "Ils" contrôlent l'émotion.
Les scènes de chaos sont remplacées par des pantins animés.
Vous êtes en direct sur JT Libre, branchez vos récepteurs, et bravez l'interdiction de s'informer.
Refusez les règles concoctées dans les laboratoires de la communication....
                                     

Au fur et a mesure le cortège grossissait, les villageois retrouvaient le sourire. Des rires, des chants ponctuaient la marche, certains se donnaient la main en signe d'une amitié retrouvaient. Parmi les plus jeunes, l'espoir donnait lieu à des scènes d'allégresse, et certaines rencontres devenaient des amours naissants. La vie reprenait le dessus sur la morosité ambiante.

Les dieux regardaient cela d'un mauvais oeil, il était trop tôt, le peuple devait encore souffrir, et eux seuls décideraient le moment opportun de la réconciliation. Un peuple croulant sous les dettes, la misère, et qui viendrait manger dans leurs mains, serait un peuple asservi pour des siècles de...générations.

On se racontait que les dieux avaient un bien étrange comportement et pour percer leur mystère nous avons une nouvelle fois besoin de la boule magique...

Lors d'une assemblée, le représentant du peuple qui secrètement n'était autre qu'un ami des coquins, réclama de l'argent pour aider les familles en détresse, mais devant l'agacement de la majorité des dieux présents, il quitta la salle. Pourtant, lors de la même réunion, des sommes colossales furent demandées par des Royaumes, des Employeurs, des Administrateurs, et comme par miracle, le coffre qui se trouvait au milieu de la salle se remplit de pièces d'or...
Mais en réalité aucune magie ne  permettait cette incroyable état de fait, les caisses contenaient bel et bien des pièces dans un double fond qu'il suffisait d'actionner pas un simple filin transparent
Le peuple eu vent de la supercherie et la tension était à son paroxysme, un vent de révolte soufflait. Tous les dieux mentaient, tout n'était que des mises en scène théâtrale. Les dieux n'étaient autres que des imposteurs...
Alors, ils se battraient pour des lendemains meilleurs, ils ne voulaient que du travail, de l'espoir, et de l'amour. Peu leur importait le prix  a payer, ils se devaient de retrouver leur dignité perdue. Malgré que cela représentait un délit, les villageois se retrouvaient chaque soir sur la place principale...
Pendant ce temps, les âmes noires gravirent les monts et les collines.
Tel le réveil du volcan en sommeil, elles attendraient les ordres, et la suite coula de source...une source rougit par le sang.
Un homme tout de noir vêtu, regardait les préparatifs, un sourire démoniaque se dessinait sur ses lèvres... 
Les premiers coups de feu déchirèrent la nuit, de tous les coins de rue jaillissaient des ombres martelant le sol de leurs semelles usées.
La panique s'emparait de ces esprits fragiles, chacun essayant de sauver sa peau. Le mouvement de foule fut d'une rare violence.
Elle était toujours là, le  regard perçant, elle devina que son destin basculerait dans l'errance d'une nuit noire et froide.
Rien ne les arrêtait, ils chargeaient, cognaient sans discernement...
Son corps baignant dans une mare de sang embrassait la terre qui bientôt l'avalerait...

Personne n'envisageait la défaite, pourtant l'espoir les abandonnait. Accrochés à des rêves étoilés, ils ne devenaient plus que songes...
Des poches de résistances se formèrent ici et là, mais elles furent très vite repoussées, puis matées...

On raconte encore de nos jours, l'histoire de cette dame, morte pour rien, symbole d'une société qui ne respecte même plus ses anciens.
Le paradoxe fut qu'ils puissent faire la "guerre" pour des jours meilleurs, alors que ceux qui les combattaient, étaient sensés représenter la paix...

 Peuple de, tu es réduit au silence

Peuple de, tu crèves dans l'indifférence

Peuple de, a genoux pour ta pitance

Peuple de, implore ta repentance

JanSheng
Par JanSheng - Publié dans : Mon monde imaginaire... - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 21 novembre 2009
Pour les riches Administrateurs des royaumes, la crise n'était plus qu'un lointain souvenir. Ils délaissèrent les eaux calmes pour emprunter de nouveau les chemins tortueux de la spéculation.

Les Employeurs, plus que jamais, savaient employer les bons mots pour diviser les rares travailleurs.
La détresse et la lassitude gagnèrent ces derniers, et c'est ainsi que des amis de longue date, la peur aux ventre, se disputaient le maigre salaire qu'ils espéraient encore percevoir.
Pendant ce temps, les S'cats  sombrèrent dans l' oublie.

 
«Je me crois en enfer, donc j'y suis.» (Arthur Rimbaud)

Pour gagner toujours plus de pièces d'or, le travail fut envoyé dans des contrés lointaines, et c'est ainsi qu'ils exploitèrent pour quelques miettes, hommes, femmes mais aussi les enfants.
Les brigands de ces pays lointains pillèrent une partie des fruits du travail de ces pauvres malheureux pour en faire commerce.
Lorsque les Employeurs se rendirent compte que des milliers de pièces d'or se volatilisaient chaque jour, il était déjà trop tard.

Dans l'ancien monde, le système comportait également des failles que certains brigands exploitèrent sans aucun scrupule, car peu leur importait que les pauvres gens en seraient les premières victimes.
Les villageois abandonnés de tous acceptèrent leur sort, mais...

"Les hommes sont comme les lions, comme toutes les bêtes, comme tous les êtres vivants. La faim les rend féroces. Et qu'est-ce que la pauvreté, sinon une faim généralisée ? (Michel Tournier).

Le jour, les riches Administrateurs tenaient un discours toujours aussi alarmiste, et si ils admettaient que la situation évoluait positivement, pour autant ils ne criaient pas victoire. Le peuple ignorait que les années suivantes seraient les plus noires...
La nuit, ils organisaient des banquets gargantuesques où la boisson coulait à flot. Pour servir les meilleurs plats, on achetait de la nourriture qui valait son pesant d'or.
Les Bâtisseurs furent appelés à la rescousse afin de construire de nouveaux châteaux encore plus gigantesque que les précédents.

Tenus à l'écart, les villageois commençaient à s'exaspérer. Ils avaient docilement accepter les sacrifices durant les dures années et aujourd'hui ils souhaitait réclamer leur part....
Lorsque la colère commença à gronder, le Saint patron et les Employeurs décidèrent d'abattre leur carte maîtresse en la personne de leurs plus fidèles serviteurs: les S'cats.

                                                
A suivre...

JS
Par JanSheng - Publié dans : Mon monde imaginaire... - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 21 novembre 2009

Eglise-en-noir-et-blanc  
Quand le soleil est couché, il y a bien des bêtes à l'ombre. (proverbe)
Par JanSheng - Publié dans : Entracte photo, citation... - Communauté : Tel est le monde !
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Vendredi 20 novembre 2009
J'ai parcouru plusieurs kilomètres pour trouver le cadeau parfait pour mon enfant. Après deux longues soirées, fatigué, j'ai pensé lui demander ce qu'elle voulait. Voici la liste de cadeaux qu'elle m'a suggérée:

"J'aimerais être Félix, notre petit chat, pour être moi aussi prise dans vos bras chaque fois que vous revenez à la maison".

"J'aimerais être un baladeur, pour me sentir écoutée par vous deux, sans aucune distraction, n'ayant que mes paroles au bout de vos oreilles fredonnant l'écho de ma solitude..."

"J'aimerais être un journal pour que vous preniez un peu de temps à chaque jour pour me demander de mes nouvelles..."

"J'aimerais être un téléviseur pour ne jamais m'endormir le soir, sans avoir été au moins regardée une fois avec intérêt..."

"J'aimerais être une équipe de hockey pour toi, Papa, afin de te voir t'exciter de joie après chacune de mes victoires; et un roman pour toi, Maman, afin que tu puisses lire mes émotions..."

"À bien y penser, je n'aimerais être qu'une chose, un cadeau inestimable pour vous deux. Ne m'achetez rien: Permettez-moi seulement de sentir que je suis votre enfant..."

Auteur inconnu

Par JanSheng - Publié dans : Trésors de Sagesse.... - Communauté : De blog en blog...
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Jeudi 19 novembre 2009

Impossible de me décider, alors je vous propose les deux versions.
Je ne sais pas si vous ressentirez les mêmes émotions que moi, mais c'est à vous donner des frissons....
Les deux vidéos sont
magnifiques et totalement différentes...

 

Par JanSheng - Publié dans : L'essentiel de la Musique - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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