6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 20:52


                                                                       
Être spectateur, et pouvoir décider du chemin à suivre. Prendre les bonnes décisions qui s'imposent. Monter sur les plus hautes marches des gradins et regarder le monde autrement.

Un enfant qui s'ennuyait dans son décor en acrylique, fit un voeu qui comme par magie se réalisa.
Il voulait être un enfant de chair et de sang. Le monde imaginaire lui semblait ennuyeux, tandis que le monde réel le fasc
inait. La métamorphose se réalisa en un clin d'oeil.
D'un superbe bond, il délaissa sa balançoire. Tout lui sembla si merveilleux.
Il prit une grande bouffée " d'air pur ", puis regarda ses membres bouger, les uns après les autres. Une scène incroyable et surnaturelle prenait naissance en ce lieu.
Il franchit les portes du musée, excité par le nouveau chemin que prendrait son coeur.
Il était enfin libre.
Il rêvait de voyages merveilleux, de nouvelles rencontres, d'un monde idéal où la perfection et l'élégance s'exprimaient en main de maître.
Aucun pinceau n'avait peint cela.
Une seule journée lui suffit pour en tirer les conclusions qui s'imposaient.
Pièce principale du tableau, il possédait l'essence même du peintre. Il n'était pas là par hasard. On venait de tous les coins pour le contempler et lui en tant que spectateur pouvait prendre le recul nécessaire pour analyser, p
hilosopher avec amusement sur les turpitudes, et les tracas de l'humanité. Il possédait l'esprit du peintre, son âme.
Il lui avait insufflé la vie dans une autre dimension.
Sa place se trouvait ici. Il représentait la mémoire d'une époque, imaginée par son créateur. La synthèse du fantastique, et de la splendeur.

La vie d'un Homme est ce qu'elle est.
Si il regarde le tableau de trop prés comment peut il en découvrir toute la beauté.
Si il s'éloigne un peu et contemple à distance la qualité de l'ouvrage, il portera un regard nouveau sur l'oeuvre du " Créateur ".

Un enfant qui vivait dans un monde artificiel, rêvait d'arc en ciel, et d'intrusion dans un monde imaginaire où les lions et les lièvres se disputeraient une fleur.
Un doux rêveur disaient ses parents, qui aimait se balancer, se balancer...

JanSheng

5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:50

Sans la mort, pas de vie. Sans sommeil, aucun rêve. Sans Clarisse, pas d'amour. Mais Clarisse, je l'ai rêvé, une nuit où je dormais. Alors depuis, je ne veux plus me réveiller...

Le train parvenait enfin à destination. Tout comme le rêve de Jim...

« - Monsieur ! Hep monsieur !  nous sommes arrivés !
- Comment ?
- Je vous disais que nous étions arrivés !
- Merci beaucoup. Je m'étais assoupis.
- Je m'en étais bien rendu compte, me dit elle en souriant.
- Vous connaissez cette ville ?
- J'y suis née. Il y a fort longtemps...
- Pouvez vous me conseiller un hôtel où dormir ?
- Vous pouvez vous rendre à l'hôtel du Nord. Les patrons sont des gens biens.
En plus, il ne se trouve pas très loin de la plage.
- Merci infiniment pour le renseignement.
Nous aurons peut être l'occasion de nous rencontrer à nouveau ?
- Qui sait ! Le destin parfois... »


Le lendemain matin, je me rendis à la plage. Le rêve de la veille avait laissé des traces.
Et c'est ainsi que chaque jours, je me promenais le long du rivage et scrutais l'horizon.
J'étais persuadé que tu m'avais délivré un message. Je le croyais en mon fort intérieur, mais je devais me rendre à l'évidence, tout n'était que songe.
Un jour, nos chemins se croiseront. Nous passerons l'un à coté de l'autre, sans pour autant que nous échangions le moindre mot.

Ainsi se termine cette histoire.

Les rêves peuvent se traduire de différentes façons. Certains diront qu'ils sont prémonitoires.
Mais si en fin de compte ils ne traduisaient que des émotions, le vécu d'une journée ou d'une vie.
Et si tout simplement ils nous aidaient à vivre des moments hautement improbable.

Imaginons que Jim souhaite voyager, qu'il lise en ce moment le crime de l'Orient Express et qu'un amour impossible frappe à sa porte, alors commencerait une histoire dont le début serait...



Fermons les yeux et entrons dans le rêve.


« - Hep,monsieur. Où voulez vous que je vous conduise ? me dit un homme coiffait d'un chapeau.
- Pourquoi suis-je ici ?
- Parce que vous dormez.
Oh ! regardez ce jeune homme. Il est éperdument amoureux de cette charmante jeune personne, et pourtant il n'ose le lui dire.
De son coté, elle même n'est pas insensible.
Alors chaque jour, ils se croisent, ils se parlent, mais jamais il ne le lui dit.
Heureusement pour lui, elle prendra les devants et lui donnera un rendez vous.
Quelques jours à attendre, mais malheureusement entre temps il tombera malade.
Ce contre temps s'avérera d'une gravité bien plus importante. Conduit à l'hôpital, il n'en ressortira jamais.
Elle n'en saura jamais rien et croira tout bonnement qu'après tout il avait changé d'avis, qu'elle ne l'intéressait pas.
Quant à lui, ses dernières pensées ne seront que pour elle.
Il aurait tant aimé lui dire qu'il en était follement amoureux et il s'en ira le coeur plein de regrets.
Mon brave monsieur, comment peut on gâcher ces instants de bonheur !
Tenez, voici  l'Orient Express. N'est il pas magnifique !
On nous invite justement à monter. Suivez l'hôtesse, je vous rejoins plus tard.

« - Bonjour monsieur, votre place est dans ce compartiment.
- Mais je n'ai rien réservé !
- Le monsieur qui vous accompagnait s'en est occupé.
Une boisson rafraîchissante ?
- Une citronnade si vous avez. Il fait une de ces chaleurs !
- Mettez vous à votre aise, je vous amène cela dans un instant.
- Mais le train... il avance !
- C'est l'heure du départ. Toujours aussi ponctuel. Notre clientèle est très exigeante.
- La personne présente tout à l'heure devait me rejoindre...
- Monsieur Carr ? *   Non ! il n'embarque jamais.
Mme Christie l'a écarté de l'un de ses romans, et depuis, il boude ce lieu. C'est tout juste si il s'approche du train .
- Ha, ha, ha. Vous insinuez qu'il serait le grand auteur de roman d'énigme en chambre close !
- Ne soyez pas impatient. Tout deviendra plus limpide dans quelques instants. En attendant, profitez du confort et du
paysage. »

Une dame interrompit notre conversation.

«- Pardon ! je cherche la place 274.
- Mais madame ! aucune place n'est numérotée.
- Pourtant, regardez mon billet, il est bien inscrit place 274, coté fenêtre.
- C'est bien la première fois que je vois ceci. J'en référerais à mon responsable.
Si vous voulez vous asseoir dans ce compartiment, les places sont libres et vous tiendrez compagnie à monsieur.
Quel magnifique collier !
Regardez votre étoile ! elle se met à briller.....»

A chacun son rêve. En espérant que le votre soit merveilleux...


JanSheng

 

* John Dickson Carr était un écrivain américain de roman policier dont Agatha Christie se disait « presque toujours piégée » par l'ingéniosité de ses intrigues.